Pour moi, la cuisine c’est la vie !

La cuisine… ou l’art des sens et des correspondances

Saveurs, odeurs, couleurs, texture, parfums, piquant, croquant, croustillant… la cuisine sollicite et éveille nos cinq sens. Elle instille selon l’instant de la joie, du bien-être, du piment et parfois encore du réconfort. Il n’y pas d’occasions heureuses qui ne soient célébrées autour d’un bon plat. Qui sait rester insensible devant un gâteau à la fois dodu et aérien d’une Mamie, face à un plat de lasagnes riche et fumant d’une Mamma italienne, attablé devant un plat dominical longuement mitonné ou simplement des coquillettes jambon-beurre préparé avec amour et générosité ?

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La cuisine… ou l’art de donner du plaisir et de réjouir le coeur, l’esprit et les estomacs

La cuisine préparée sans élan créatif, enthousiasme et générosité est fade et triste comme un monde froid et monocolore, elle sonne faux comme un piano désaccordé. Roger Vergé dans un son livre “Ma cuisine du soleil” compare une recette à une partition musicale, Selon lui “faire la cuisine, c’est faire oeuvre créatrice, c’est marier des mets comme le poète marie des mots, c’est plaquer des accords, de saveurs, c’est inventer des harmonies nouvelles et subtiles”.

La cuisine… ou le fil rouge du temps et de l’espace

La cuisine détient le pouvoir magique de rapprocher les hommes en abolissant le temps et l’espace.
La recette transmise oralement ou consignée dans un cahier (et maintenant aussi dans un blog culinaire 😉 !) agit comme un fil qui relie les générations. Reproduire la recette favorite de mon grand-père me rapproche de lui et le fait revivre auprès de mes enfants qui ne l’ont jamais rencontré. De même, elle marque au même titre que la peinture et la littérature, les traditions et le savoir faire d’un pays. Certains sont même parvenus à inscrire la leur au patrimoine de l’humanité… Il est vrai que la cuisine participe à l’identité d’une nation et que l’ouverture à l’autre passe par la découverte de son patrimoine gustatif à défaut d’être toujours gastronomique.

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La cuisine… ou le terreau de notre être

Notre bien-être et notre santé passe aussi par la cuisine. Et pourtant, cette évidence du rôle primordial de l’alimentation qui nous constitue littéralement semble bien négligé de nos jours. Prendre le temps de se nourrir correctement et de connaître les bases de la diététique relève plutôt de l’exception. La maladie : le diabète, l’obésité, l’excès de cholestérol, le cancer est parfois le seul signal d’alarme qui fait réagir. Hypocrate disait que l’on est ce que l’on mange mais pourquoi faut-il attendre au XXIè siècle d’être allé trop loin pour en prendre conscience ?
Le manque de temps… est le plus souvent invoqué. L’argument fait sourire quand nous connaissons ne serait-ce que notre addiction à la télévision. Trois heures devant l’écran plat et pas le temps de se nourrir correctement ?… Et pourtant il suffirait de peu… et de beaucoup pour ouvrir dès l’enfance à la découverte de la palette des saveurs, aux combinaisons, aux accords bienfaiteurs pour pour le corps et qui enchantent les papilles.

La cuisine ou… l’exhausteur de la nature et le révélateur des savoirs faire

La cuisine est aussi intimement liée aux produits de la terre, de l’élevage bruts ou transformés par l’homme (généralement par souci de conservation) qui la constitue. Le respect du sol, de l’environnement, du cycle des saisons est fondamental si l’on veut préserver l’immense trésor de notre biodiversité. Il s’agit bien là d’un patrimoine gustatif et nutritionnel que la cuisine par sa diversité et sa palette contribue à défendre. Il en va de même des modes de culture et d’élevage respectueux de la chaîne alimentaire et qui fournissent au final des produits d’excellence à la fois pour le goût et la santé.